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Godmanchester – 20 mai 2016

Au printemps, Godmanchester est un endroit incontournable que je fais depuis que j’ai connu cette ville.

Je fais régulièrement un chemin que les ornithologues empruntent et qu’il n’y a pas de traffic, ce qui me permet d’avancer à mon rythme et d’attendre les oiseaux au besoin.

Les différents champs, arbustes et arbres font en sorte qu’il y a une belle diversité au niveau des oiseaux.

En commençant ce chemin, je croise un champ où j’entends les goglus des prés.  Quelle joie de les entendre et de les savoir de retour.

Je m’arrête près de quelques arbres, pas très haut, qui longent le chemin car je sais que tôt ou tard, un goglu viendra se poser sur les branches.  J’attends alors qu’un goglu s’approche tout en me laissant gâter par leurs chants.  Je reconnais leur chant facilement car j’ai l’impression d’entendre le robot R2D2 de Star Wars.

Pendant que j’attends qu’un Goglu des prés arrive, c’est une belle paruline jaune qui vient me tenir compagnie.

La voici sur une belle branche, bien dégagée, se laissant photographier.

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Celle-ci, plus près de moi, alors qu’on distingue très bien les stries roux du mâle, il en a  même sur le dessus de la tête, je n’avais jamais remarqué ce détail auparavant.

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Puis vint le Goglu des prés, sur le haut des arbustes le long du chemin. Il fallait être patient, mais j’étais certaine qu’un viendrait.

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En continuant sur le chemin, c’est l’endroit où se trouve certaines parulines.  J’ai vu la paruline à ailes dorées, mais elle bouge trop, je n’ai pas réussi à bien la prendre en photo.

Par contre, la paruline à flancs marron s’est montrée très coopérative.  Elle chantait beaucoup, si bien que j’ai eu l’occasion de bien la photographier puisqu’elle chante souvent sur des branches, complètement dégagée.

J’aime beaucoup les multiples couleurs de cette paruline.

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J’ai également vu une paruline flamboyante, mais à regret, je n’ai pas réussi à la prendre en photo.

Cependant, assez loin sur le chemin, il y a un couple d’Orioles de Baltimore qui prennent la mousse  que les feuilles ou fleurs font pour se faire un nid douillet.

Voici la femelle en train de se choisir ce type de mousse dans cet arbre en fleurs.

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Vers la fin de ce chemin, il y a toujours quelques couples de Pirangas écarlates.

Je viens à chaque année pour les voir et essayer de les prendre en photo, c’est un de mes oiseaux préférés.

Je me promène donc à pied dans l’espoir d’en voir un près du chemin, son chant est magnifique, cependant, il chante au haut des arbres.

J’attends le moment où il viendra se poser sur une branche plus à hauteur des yeux, ce qui arrive assez régulièrement, cependant, ils sont alors dans une forêt où le soleil n’entre pas complètement.  Ils sont donc dans un environnement avec de l’ombre et de clarté intense.

C’est pourquoi je viens au début du printemps, alors qu’il n’y a pas trop de feuilles dans les arbres pour réussir à bien les photographier malgré tout.

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Voici une photo alors que le Piranga écarlate est en plein soleil.

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La journée est déjà finie !

Je termine avec 104 espèces dont 9 lifers.

J’ai toujours l’habitude d’aller au printemps dans ce coin car j’ai toujours espoir de réussir ma plus belle photo de la maubèche des champs.

Le printemps, avant que l’herbe soit trop haute, c’est le meilleur temps, encore faut-il que cet oiseau soit arrivé au Québec cependant.

Je fais une première tournée et je ne vois aucune maubèche.

En me promenant sur une route qui longe une rivière, c’est un balbuzard pêcheur que je vois dans un arbre, prêt à pêcher un poisson.

Je ne réussis pas à faire une belle photo, à regret, car j’ai une ombre sur le côté de son aile. Le soleil n’était pas dans un bon angle.

Donc, je commence à faire d’autres rangs, et c’est finalement, un bruant chanteur qui attire mon attention.

Il est trop beau sur ce piquet, je m’arrête le temps de réaliser quelques photos dont celle-ci.

Bruant chanteur

 

Vers la fin de ce rang, je sais qu’il y a souvent un couple de Piranga écarlate.

Je m’arrête le temps de voir s’il est arrivé ou si je suis trop tôt dans la saison.

Comme il n’y a pas trop de feuilles dans les arbres encore, c’est le moment idéal pour le photographier, s’il accepte bien entendu, de descendre plus bas car il se tient généralement dans le haut des arbres.

C’est un oiseau difficile à photographier, étant rouge, c’est très facile de brûler cette couleur, faut donc s’assurer d’avoir l’éclairage parfait.

Avec l’ombre qu’il avait sur lui, j’ai réussi cette photo, ce que j’avais de la misère à réaliser alors qu’il était en plein soleil.

Je vous présente le mâle, car la femelle, au lieu d’être rouge, est jaune tout comme les immatures.

Piranga écarlate

 

Je retourne sur les rangs où je sais que la maubèche habituellement s’arrête.

Je n’en vois pas.

Alors que je suis sur le chemin du retour, j’en aperçois 3 !!!  Ils sont loin, à regret, mais je prends le temps de faire quelques photos.

Je vais remettre cet oiseau sur ma liste pour améliorer mes photos, et qui sait, un jour, avoir la chance qu’il soit bien à découvert, ou sur un piquet de clôture.  Pour l’instant, c’est quand même ma plus belle photo que j’ai pu réaliser vu la distance, et en plus, j’étais quelque peu à contre-jour. La luminosité n’était pas parfaite.

Maubèche des champs

 

Et c’est le retour à la maison, il n’est plus possible de faire de photographie, le soleil est trop bas.

Je termine cette merveilleuse journée avec 40 espèces dont 6 lifers.