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Je dois me rendre à Québec pour le travail, pourquoi ne pas y aller plus tôt pour faire de la photo dans cette région.

C’est très venteux, on nous annonce de belles rafales de vent, ciel variable, c’est pour moi le temps idéal pour aller voir la chouette épervière à St-Augustin-de-Desmaures.

Je n’y vais pas avec un beau soleil, car elle sera malheureusement appâtée.  J’ai également pensé que les personnes qui l’appâtent depuis un bout, ont assez de photos et elles ont dû passer à autre chose.

Arrivée sur place, effectivement, personne pour l’appâter… ouffffffff.

La chouette se trouve perchée au haut des sapins. Je sors donc mon trépied et je commence à réaliser quelques photos.

Comme c’est un ciel variable, je réussis à prendre ma photo alors qu’elle est un trou légèrement bleu dans le ciel.

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J’ai manqué son envol pour traverser la rue car une madame du voisinage se demandait pourquoi il y avait beaucoup de gens qui venaient.  J’ai eu le plaisir de lui montrer avec mon appareil-photo ainsi que les photos déjà prises le but de ces déplacements, soit la Chouette épervière.

Pendant que je répondais aux questions de cette gentille madame, la chouette en profita pour s’envoler.

Je l’ai retrouvée de l’autre côté de la rue, sur des branches d’arbres beaucoup moins hautes que les sapins.

J’ai eu la chance de la photographier, toujours sans appât, mais plus à ma hauteur.

J’ai eu la possibilité de quelques photos à cet endroit, car elle voulait dormir un peu.  Les plumes bien gonflées afin de la tenir au chaud.

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Elle s’envola de nouveau près d’une voie ferrée.  Comme je n’ai aucune idée si un train passe ou non, j’ai décidé de suivre la route afin d’être plus en sécurité, moins près de la chouette ce qui la rendrait surement moins nerveuse aussi.

Elle luttait contre le vent.  Voici une des photos alors que son regard me fixe droit dans les yeux.  J’ai eu une période de « soleil » et beau ciel bleu durant quelques instants !!

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Cette dernière alors que quelque chose semblait l’intéresser plus bas, ou encore, elle voulait se cacher du vent.

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Quand je suis partie, elle était toujours sur cette branche, près de la voie ferrée. Rencontre inoubliable et heureuse de savoir que lorsque j’ai pris ces photos, au moins, il n’y a pas eu d’appât.  Il y avait un respect des observateurs et autres photographes que moi de cet oiseau.

Une des personnes à qui j’ai parlé à cet endroit m’a indiqué l’emplacement d’un harfang des neiges, pas trop loin d’où je suis.  Je n’ai toujours pas photographié mon harfang des neiges cette année.  Ils sont moins nombreux que les années précédentes.

Je vais donc dans cette direction dans l’espoir de le voir et le photographier s’il n’est pas trop loin.

A mon arrivée, je le repère trop loin dans le champ pour réaliser une photo.  Comme il bouge la tête, je garde espoir qu’il s’approche.

Un monsieur me dit qu’il a vu un photographe mettre ses raquettes afin d’approcher l’harfang des neiges.

Effectivement, dès qu’il s’est approché un peu trop près, l’harfang s’envole dans ma direction !!! Il s’est posé, ou plutôt, essayé de se poser sur l’arbre non loin de moi, sauf qu’avec le vent et son poids, il n’a jamais réussi à être stable et il s’est envolé de nouveau.

Voici la photo que j’ai pris en déséquilibre sur la branche d’arbre qu’il pensait se poser.

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Je me suis dirigée vers l’endroit qu’il s’est envolé, je l’ai repéré sur un poteau près d’une maison, je me suis donc arrêté sur l’accotement de la rue.

A part de me regarder, il a aussi baillé d’où la prise de cette photo.

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Les gens qui restaient dans cette maison sont arrivés en auto et c’est de nouveau l’envol de l’harfang des neiges.

J’ai fait le tour des rangs entourant ce champ pour le retrouver sur un autre poteau.

J’ai demeuré dans l’auto et j’ai fait mes photos en gardant une bonne distance somme toute de cet harfang des neiges.  J’ai donc utilisé mon sac de fenêtre pour stabiliser mon appareil-photo.

J’ai pu le photographier et l’observer à souhait.

Alors qu’il regardait dans ma direction, les yeux grands ouverts, c’est incroyable comment il peut tourner sa tête aussi facilement.

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Il a même pris le temps de faire une sieste.

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Je laissa l’harfang des neiges se reposer.  Il me restait un peu de temps avant la fin de la journée pour essayer de trouver la chouette lapone qui a été vu durant la semaine à l’aéroport de Québec.

J’ai fait le tour selon mes peu de connaissance de cet endroit, mais n’habitant pas à Québec, j’ai pas passé par les bonnes rues ou tout simplement, la chouette lapone n’était plus là.

Il est temps d’aller diner-souper et me rendre à l’hôtel pour me préparer pour le lendemain.

Je suis très heureuse de mes rencontres !!!

Je finis donc cette merveilleuse journée avec 21 espèces dont 1 lifer.

Il ne fait pas très beau, mais au moins, il ne fait pas froid.  Comme je suis restée à Québec car je suis revenue très tard de Jonquière, j’avais décidé d’aller faire de la photo au Domaine Maizerets.  C’est toujours un incontournable lorsque j’ai du temps.

Bien entendu, c’est la vedette du moment que je recherche soit la sarcelle d’hiver qui est demeurée sur la petite rivière avec au moins une femelle.  L’hiver, les gens viennent nourrir les canards, donc, ces sarcelles d’hiver ont décidés de rester.

Je repère la femelle en premier.  Elle dort, se nettoie et se rendort.  Je n’ai pas beaucoup de luminosité, impossible de réussir une belle photo.

Elle décide enfin de se promener, d’où la réalisation de cette photo de cette belle femelle où on voit très bien son miroir.

Sarcelle d'hiver_L2A3304

Je vois le mâle un peu plus loin, je m’approche pour également faire des photos.

Il est en train de regarder en l’air pour voir si quelqu’un arrive pour les nourrir.

Sarcelle d'hiver_L2A3293

Ce mâle se promenant paisiblement sur l’eau.

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Bien entendu, il y a les autres canards habituels soit le canard colvert et le canard noir.

Voici ma femelle canard colvert.  Elle a de très petits yeux, elle vient de se réveiller.

Canard colvert_L2A3232

Voici le mâle qui se promène déjà depuis un bout.

Canard colvert_L2A3236

Voici maintenant le canard noir.

Se promenant sur l’eau

Canard noir_L2A3230

Alors qu’il est monté afin de manger et il est demeuré sur la neige.

Canard noir_L2A3324

Contrairement aux hivers précédents, il n’y a pas de chouette rayée, je n’ai pas réussi à voir le Grand-duc D’Amérique, heureusement que j’ai eu la chance de photographier ces canards.

J’ai fait également la rencontre d’une personne de qui je commente ses photos et vice-versa.  Ce fut très agréable de faire enfin connaissance.

Je termine cette journée de photographie avec 31 espèces dont 3 lifers!

 

En revenant de la Floride, il y avait encore du temps froid.  Les oiseaux avaient commencés déjà à migrer, et j’avais entendu dire qu’il y avait des roitelets à couronne dorée à l’Ile de la Visitation.

Comme c’est un oiseau que j’avais mis sur ma liste de 2014, j’ai voulu voir si je pouvais réussir quelques photos.

De plus, on m’avait mentionné qu’il y avait des garrots à oeil d’or, ce que je n’ai jamais réussi à photographier car ils ne sont jamais près.

A mon arrivée, je me suis aperçu qu’il y a encore de la glace sur le canal, ce qui fait que très peu de canards sont près de la rive.

Près de la chute, j’ai vu tout de même un mâle branchu, beaucoup trop loin pour penser prendre une photo.

Un couple de canard chipeau cependant n’était pas très loin, ce qui me permis de faire une photo du mâle ainsi que de la femelle avant que tous les deux s’éloignent trop loin.

Le canard chipeau mâle

Canard chipeau mâle

 

Canard chipeau femelle

Canard chipeau femelle

 

En retraversant le pont, tout près, j’ai vu une mésange à tête noire qui préparait son futur nid.

Il était en train de vider le trou pour le rendre confortable et à sa guise en transportant les copeaux de bois.

Mésange à tête noire

 

J’ai réussi à faire cette photo avant qu’il n’entre dans le trou.  Il fallait être très rapide, car il rentrait très rapidement pour avancer ses travaux.

Mésange à tête noire

 

J’ai fait quelques photos, d’assez loin pour ne pas le déranger et pour m’assurer qu’il ne travaille pas inutilement, j’ai quitté rapidement les lieux pour lui permettre de préparer son nid sans aucune crainte.

En revenant, j’ai vu mon premier roitelet à couronne dorée.  Ils sont plus rapides que les parulines !!!

Je n’ai pu faire de photos valables à ce moment-là, mais je suis resté près du boisé au cas s’il revenait.

Au lieu d’un roitelet, ce fut des jaseurs d’Amérique qui ont bien voulu s’installer tout près de moi.

Jaseur d'Amérique

 

Il était bien trop beau pour ne pas prendre la photo !

Peu de temps après, les roitelets ont commencés à être plus actifs. Trop à mon goût car il fallait être très rapide pour le repérer et réussir la photo sans le faire fuir.

J’ai réussi ces quelques photos, cependant, ils se tenaient dans les buissons, donc, beaucoup de branches comme arrière-plan. C’est tout de même un « lifer » pour moi et j’ai tout de même de belles photos.

Voici mes préférés

Roitelet à couronne dorée

 

Roitelet à couronne dorée

 

Roitelet à couronne dorée

 

C’était difficile d’avoir du soleil. Malgré l’annonce d’une journée complètement ensoleillée, j’ai connu beaucoup plus d’instant sans soleil.

Ce fut encore une merveilleuse journée 🙂

La nature avait réussi à m’émerveiller avec ces belles surprises.

Quand aux garrots à oeil d’or, ils n’ont pas été présents pendant que j’étais là.  J’aurai surement d’autres occasions un jour !!

Je termine avec 23 espèces dont 4 lifers.

Comme ils annonçaient une très belle fin de semaine à Québec, après la forêt Montmorency, j’ai dormi tout près de Cap Tourmente afin d’y être très tôt le lendemain matin.

Mon but, bien sûr, c’était les Gros-bec errants.  On les voit que l’hiver et bien que j’ai pu les photographier en 2013, je n’avais pas réussi à réaliser une belle photo d’un mâle, car seule la femelle avait co-opérée avec moi.

Je commence donc ma randonnée, je les entends pas très loin, donc je m’installe à une des premières mangeoires.

En les attendant discrètement, une petite mésange vient régulièrement à la mangeoire.  Je n’ai pu m’empêcher de la prendre en photo avec sa graine de tournesol, ne l’ayant pas encore caché sous l’écorce d’un arbre.

Mésange à tête noire

Ce fût le tour de mes Gros-bec errants !! Ils sont très farouches, ils attendent longtemps avant de s’approcher de la mangeoire. Les plus braves sont bien entendu les femelles.  Une fois que le mâle se rend compte que tout va bien, il approche lui aussi.

Voici la plus brave, soit la femelle

Gros-bec errant

Ensuite c’est le mâle dans toutes ses belles couleurs qui nous honore de sa présence

Gros-bec errant

A peine ont-ils commencés de s’approcher, qu’un groupe de personnes, s’approchant trop rapidement, les font fuir.

Je demeure donc sur les lieux, espérant leur retour.

Quelques oiseaux sont venus faire leur apparition, tel qu’un étourneau sansonnet, plusieurs geais bleus, très farouches, ne me permettant pas de faire une photo, ainsi que la mésange à tête noire qui continue à prendre des graines de tournesol.

Bien sûr, lorsqu’on parle de mangeoires l’hiver, il y a toujours des écureuils roux tout près.

Et cet oiseau, très facile de le voir l’hiver également, bien qu’en été, il est toujours présent dans nos forêts soit la Sittelle à poitrine blanche.

Sittelle à poitrine blanche

Après un certain temps, non seulement, les gros-bec errants ne revenaient plus, mais la lumière n’était plus belle pour les prendre en photo à cet endroit-là, je poursuis alors ma randonnée, me dirigeant vers un autre endroit où j’espère avoir la chance de les prendre de nouveau en photo.

Je me rends très loin, sans croiser d’autres oiseaux. A l’érablière, tout est si tranquille, à croire que les oiseaux ont compris que nous avions un hiver plus froid qu’à l’habitude, ils ne sont pas descendus, du moins, pas si nombreux.

Il y a toujours le Geai bleu qui est par contre, en plus grand nombre.

Je reviens donc vers l’accueil et je m’arrête près d’une mangeoire qui était dans une bonne clarté pour réussir des photos.

Un photographe y est déjà, il me dit qu’un peu plus tôt, il y avait des gros-bec errants. Ça vaut donc la peine d’attendre un peu, qui sait !

Effectivement, quelques Gros-bec errants se présentent, mais les geais bleus les chassent.

Voici un Geai bleu qui s’est laissé prendre en photo.

Geai bleu

Les Gros-becs errants reviennent après le départ des Geais bleus.  Ils sont une bonne vingtaine, si bien, qu’on ne sait pas lequel prendre en photo ! Wow !

Gros-bec errant

Le mâle est allé dans le feuillage du sapin, comme il est beau dans ce décor

Gros-bec errant

 

Malgré ces nombreux individus, je n’ai pas la possibilité de faire plusieurs photos car un groupe d’observateur est passé, ils ont fait fuir tous ces gros-bec errants sans leur permettre de se nourrir, alors qu’une mère et son enfant étaient restés derrière nous, et je voyais briller les yeux de cet enfant devant tous ces oiseaux. Il n’avait pas dit un seul mot et ne faisait pas de bruit.

J’espérais que ces gros-becs reviendraient, donc je resta à attendre à ce même endroit.

J’ai eu l’occasion de prendre un beau chardonneret jaune qui vint faire un tour rapide.

Chardonneret jaune

 

Si facile à photographier l’hiver, si difficile en été lorsqu’il a ses belles couleurs !!

J’attends toujours, cette fois-ci, c’est un écureuil roux qui m’a bien faire rire.  Il était en train de manger l’écorce de l’arbre, mais je pense que sa journée fut longue et difficile, car en mangeant, il a fait une sieste.

Ecureuil roux

 

On le voit avec une petite parcelle de l’écorce, alors qu’il a fermé ses yeux pour bien se reposer.  Faut dire que ce n’était pas encore une journée chaude.

J’ai eu beau attendre, les gros-bec errants ne sont jamais revenus se nourrir.

Il était près de 4 heures, et les sentiers ferment, donc, je ramasse le tout et je reviens vers l’auto pour encore une belle journée de photographie, déçue cependant que les gros-bec errants ne soient jamais revenus alors que nous avions un groupe de 20 individus que j’avais attendu toute la journée.

C’est dans ces moments, que je me dis que lorsque j’aurai l’âge de prendre ma retraite, je vais faire de la photo que dans la semaine ! 🙂

Je finis donc avec 19 espèces de photographier dont 2 lifers.

 

Le jour de l’an, j’ai reçu un appel de mon frère qui se trouve à Québec dans la famille de ma belle-sœur, m’annonçant qu’il a vu une chouette épervière !

Comment résister !!

Malgré le froid intense, le lendemain, on quitte très tôt le matin pour espérer avoir le bonheur de la voir. Ce fut au-delà de mes attentes, puisque j’ai même pu la photographier de près.

A notre arrivée, elle était loin et contre-jour en plus.

Elle s’est ensuite approchée d’où j’ai pu faire cette première photo

Chouette épervière

Sans aucune raison, elle s’est envolée et est revenue sur un arbre encore plus près, et sur une branche plus basse encore, avec, entre les pattes, une souris des champs (je tiens à préciser qu’aucun de nous ne nourrit ce type d’oiseaux avec des souris ! )

Chouette épervière

Nous faisons quelques photos, mais j’ai les doigts si gelés, que je n’arrive même plus à peser sur le bouton de déclenchement de mon appareil photo.

Nous avions tous une bonne photo, on quitte la chouette épervière et on s’en va se réchauffer en prenant un bon café chez Tim Hortons.

Et nous continuons donc notre si belle journée au Domaine Maizerets, on nous avait dit qu’il y avait un Grand Duc d’Amérique et je n’en avais jamais vu en liberté.

Arrivé aux mangeoires, nous avons vu ce si mignon écureuil noir qui cherchait des graines pour se nourrir

Ecureuil noir

Il s’est amusé dans la neige assez profondément pour trouver de quoi se nourrir !

Ecureuil noir

Un peu plus haut, mon regard fut attiré par ce joli bruant à gorge blanche

Bruant à gorge blanche

En se promenant, j’ai vu plusieurs canards colverts, à cette température, sur l’eau et sur la neige. Je ne pensais jamais qu’ils restaient l’hiver ici !

Voici le mâle

Canard Colvert mâle

et la femelle

Canard colvert femelle

Aucun Grand Duc d’Amérique, ni d’autres oiseaux, il fait bien trop froid.

On revient donc aux mangeoires avant de quitter.  C’est là que j’ai vu plusieurs tourterelles tristes, dans le sapinage, ça faisait ressortir leurs couleurs et je les trouve très jolies. Je fais donc quelques photos supplémentaires.

Tourterelle triste

C’est là que pris fin notre journée du 2 janvier 2013, on est parti se réchauffer et bien que le Grand Duc d’Amérique fut absent, ou très bien camouflé, je suis heureuse de cette merveilleuse journée.